Le Mont-Valérien un site archéologique préservé.

L’histoire du Mont-Valérien peut se résumer en 3 grandes périodes :

  • Antiquité et moyen âge, pour lesquels nous disposons de peu de documents.
  • Ermitage (15ème et 18ème siècle) où des plans et de rares textes permettraient des fouilles de sauvetage.
  • Forteresse (1837) où des sites archéologiques (crypte, cimetière, bâtiment Napoléonien , château de Forbin Janson et chapelle dite des Fusillés ont été restaurés ou entretenu à l’occasion du bicentenaire de Napoléon (1969) et du cinquantenaire de la Libération (1994).

En construisant le fort (1837-1847) et en préservant une zone inconstructible de près de 40 hectares, le Ministère de la Guerre préservait de l’urbanisation sauvage un grande partie des communes de Nanterre, Suresnes et Rueil -Malmaison, tandis que la ligne du chemin de fer de Versailles (1839) venait défendre d’une urbanisation incontrôlée et sauvegarder la verdure des futurs quartiers du plateau nord et du plateau ouest de Suresnes.

A la Noël 1830, le roi Louis Philippe, supprimant le pèlerinage et dispersant les prêtres, décidait du caractère laïc d’un site dont on ne savait trop s’il deviendrait pensionnat , hospice ou caserne.

L’Armée, en prenant possession des lieux (1847), décida de les maintenir en l’état et de conserver dans la mesure du possible la verdure qui couvre notre montagne.

Au lendemain de la première guerre mondiale des projets patriotiques monumentaux, favorisés par la destruction des fortifications de Paris menaçaient à leur tour l’existence des rares souvenirs historiques du Mont-Valérien qui fut classé dans sa totalité.

Le rôle scientifique du lieu, berceau des Transmissions, puis en 1945 le souvenir tragique de l’occupation le sauvèrent de l’oubli.

Il convient de signaler ici le rôle joué par l’historien Georges Poisson et par le colonel Lehn, devenu depuis général, et le colonel Julien Lamiaux aidés de spécialistes du contingent.

En 1984, la création par le ministère de la Culture des Journées du Patrimoine permettait au public l’accès du domaine militaire. La société Historique de Suresnes y organisait alors des visites commentées, qui, relayées par l’armée et le ministère des Anciens Combattants contribuent à mieux faire connaitre le haut lieu.